Patrimoine
- Cathédrale de Tulle
- Le Cloître et son musée
- Les escaliers et les balcons
- Des portes
- Maison de Loyac
- Hôtel Lauthonie
- Hôtel des Bernardines
- Eglise St Pierre
- Chapelle de l'Hôpital
- Chapelle du Puy St Clair
- Le coin des clampes

L’existence d’une abbaye à Tulle est attestée dès le VIIe siècle. Au XIe siècle, elle adopte la règle bénédictine. La cathédrale actuelle a été batie à partir du XIIe siècle, à l'emplacement d'une abbaye mérovingienne dont les titulaires avaient acquis la dignité épiscopale. En 1317, avec la création du diocèse de Tulle, l’église abbatiale est promue au rang de cathédrale. La construction de l'abbatiale, actuelle cathédrale, et de son abbaye débuta selon un plan classique bénédictin. Les retards pris dans la construction firent évoluer les plans par rapport à ceux initialement prévus, passant du style roman au style gothique, notamment le cloître du XIIIe siècle qui abrite aujourd'hui le musée des arts et traditions populaires. Les piliers et les collatéraux, voûtés d'arêtes, sont romans tandis que la voûte d’ogives de la nef est gothique. A l’extérieur, le portail ouest est de style limousin. Le clocher surmonté de sa longue flèche culminant à 75 mètres, date des XIIIe et XIVe siècles.
En 1796, la coupole s’effondre sur le transept et le choeur, tandis que la dernière travée de la nef est mutilée. Au début du XIXe siècle, elle sera reconstruite et la nef fermée par un mur droit qui constitue le chevet actuel. L’édifice comporte une nef avec bas-côtés, un transept avec deux absidioles, un choeur avec un déambulatoire sur lequel s’ouvraient quatre autres absidioles, sur une longueur totale de 82 mètres. On peut remarquer les deux grandes châsses dites "à transept" des XIIe et XIIIe siècles, ainsi qu'une statue du XVIe siècle en bois de châtaignier peint, représentant saint Jean Baptisten, qui autrefois était portée en tête de la "procession de la Lunade" qui avait lieu le 23 juin. La décoration intérieur est d'une élégante sobriété; mise en valeur par la luminosité qu'apportent les grandes baies.
Le clocher, dont l’édification date de la fin du XIIe siècle, s’élève à 75 mètres au-dessus de la place... Vous contemplez la plus haute flèche du Limousin. Sur le flanc sud de la cathédrale, des anciens bâtiments conventuels, ne subsiste que le cloître, de construction gothique rayonnant. Bien que mutilé au niveau des galeries nord et sud, il reste le seul exemple conservé dans la région Limousin. Des fouilles entreprises en 1989 sous la nef ont permis la découverte d’une absidiole carolingienne, tandis qu’un portail polylobé, fruit de l’influence mozarabe due aux pèlerinages de Saint-Jacques de Compostelle, permet l’ouverture sur le vaisseau. Les places de la cathédrale ont été rénovées en 2006.
L’aménagement qui allie sobriété et noblesse a su redonner une place légitime aux promeneurs et met en valeur le patrimoine bâti exceptionnel qui l’entoure.
Joli symbole… la rue qui traverse la place Berteaud et qui vous charmera par ses alternances de couleurs chatoyantes, symbolise la belle rivière Solane recouverte à la fin du 19ème siècle.
| Le Cloître |
Le cloître fut édifié au XIIe siècle selon un plan trapézoïdal. L'entrée se fait à droite du porche de la cathédrale par une salle voûtée d'arêtes des XII-XIIe siècles.
Quatre travées constituent la galerie ouest. Des arcades en tiers point, reposant sur un muret et portées par de forts piliers cantonnées de colonnettes, s'ouvrent sur le jardin. Chacune d'entre elles est recoupée par deux arcaddes géminées sooutenues par une colonette médiane. Un oculus en amande vient percé le tympan. Les chapiteaux sont sculptés de fleurs, de palmettes ou encore de feuillages. L'ensemble dessine une frise continue.
Au fond de la galeie qui s'ouvre sur le musée, le visiteur découvre la statue du moine Gérald de Laffault (moine battisseur, constructeur de l'église de Saint-Julien)
Dans la galerie sud, une porte en arc brisé, aujourd'hui obturée, signale l'emplacement du réfectoire. Trois gisants des Papes limousins en Avignon au XIVe siècle (Clément VI, Innocent VI et Grégoire XI) reposent à l'entrée.
Les clefs de voute de a galerie dite des anges, située à l'est, sont ornées de bustes d'anges présentant des calices et des hosties. En face de l'entrée de la salle capitulaire, un chapiteau historié présente un monstre tenant dans ses mâchoires des corps humains.
Le gisant de l'abbé Bernard de Ventadour (marbre du XIIIe siècle) veille l'entrée de la salle capitulaire. L'entrée en arc brisé est flanquée de deux baies. A l'intérieur, six croisées d'ogive retombent sur deux piliers médians quadrangulaires cantonnés de colonnettes. Les nervuces des travées centrales sont en bâtons brisés à la différence de celles des quatre travées latérales qui elles, sont lisses. Une frise continue orne les chapiteaux. Adossée au mur de la travée centrale, une Vierge à l'enfant datant du XIVe siècle est présente.
Des peintures murales (fin XIIIe siècle début XIVe siècle) gravement endommagées par les inondations et associées aux arcatures, sont visibles sur le mur nord. Sur les voûtains, d'autres traces de peintures de 48 personnages représentent des scènes de l'ancien et du nouveau testament.
en savoir encore plus sur le musée du cloître
| Les escaliers et les balcons |
Découvrir la ville aux sept collines; privilège que Tulle partage avec Rome; ça se mérite et ça implique souvent de grimper bien des marches! En témoigne le circuit des "mille marches" qui démarre de la cathédrale ou encore les 213 marches que compte le plus long escalier de la ville!
En effet, la singulière topographie de la ville a imposé la construction de nombreux escaliers (une centaine), qui courant entre les maisons, permettent de gagner un quartier à l'autre, la vallée à une colline. Pour ne citer que les plus connus d'entre eux, parlons des "quatre vingts", de celui qui remonte au Marquisat, de celui qui tombe dans la rue de la Barrière pour atteindre la place Martial Brigouleix ou encore celui de l'avenue de Bournazel qui rejoint l'ancienne caserne des Pompiers, rue Marc Eyrolles. Les quartiers difficiles à pénétrer viennent de l'histoire médiévale. En effet, compliquer les accès était un moyen de défense. Les escaliers de Tulle sont partout et font partie de l'identité et du patrimoine de la ville.
Autre particularité de la ville: ses nombreux balcons anciens, souvent en bois, larges et couverts, en général situé sur la partie haute de l'immeuble.
| Des portes |
Quelques photographies de portes remarquablement conservées.

| Hôtel Lauthonie |

Cliquez sur l'image pour télécharger la plaquette Patrimoine restauré produit par la DRAC du limousin
| Maison de Loyac : |
Il est probable que la maison sculptée a été bâtie à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe siècle. La façade, flanquée de deux tourelles d’angles est percée de fenêtres et d’une porte d’entrée richement décorées : encadrements à colonnettes, accolades ornées de motifs végétaux et d’animaux, grappes de raisin, feuilles de vigne, lévrier, porc-épic, cerf, sanglier, sans oublier des personnages aux postures grivoises ou grotesques. Sa construction témoigne d’une évolution stylistique : la Renaissance voit les tourelles remplacer les tours féodales et les galeries découpées succéder aux mâchicoulis du Moyen-Age. Cette maison constitue la merveille de Tulle. Prosper Mérimée, un temps inspecteur des Monuments Historiques, la considéra comme une des plus belles maisons du centre de la France
| Hôtel des Bernardines |
| Eglise St Pierre |
Elle fut construite à la fin du XVIIe siècle par les Carmes Déchaussés établis à Tulle depuis 1644. L'église de forme octogonale, se compose de six chapelles saillantes disposées au nord et au sud, d'une abside à trois pans. Deux de ces absides sont en cul-de-four, les quatre autres sont voûtées d'arêtes. Un lanternon surmonte la coupole. Les deux niveaux de la façades écran sont baroques. Les pilastres sont coupés par des bandeaux à ressauts. Un fronton triangulaire couronne l'ensemble. Actuellement, elle est aménagée en salle d'exposition.
| Chapelle de l'Hôpital |
La chapelle a été édifiée en 1743 pour les réligieuses du couvent de la Visitation. Sur le plan architectural, elle présente des originalités qui lui ont valu d'être inscrite sur la liste supplémentaire des Monuments Historiques. L'exerce du culte y est célébré par l'aumonier de l'hôpital.
| Chapelle du Puy St Clair |
Située dans le quartier de Barrussie, la Chapelle du Puy Saint-Clair est éclairée de nuit et visible de tous. Elle est le lieu de culte des pénitents bleux, confrérie très active à Tulle, depuis le XVIIe siècle, la chapelle fut détruite à la Révolution et reconstruite en 1816.
Elle est surmontée d'un clocheton et elle couronne le Puy des morts. A l'intérieur, le visiteur découvrira un retable classique et la chaise à prêcher de Monseigneur Berteaud, grand évèque de Tulle au XIXe siècle.
| Le coin des clampes |
Située au coin de la rue du Fouret et de la rue du Trech, une statue présente "les deux bavardes", panier au bras. Les tullistes ont la réputation d'être bavards, d'où cette statuaire moderne... dans ce quartier qui fut le quartier populaire de Tulle.
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